Une crise sans précédent liée à la conjoncture et au recul de la lecture met en valeur la fragilité du modèle de commerce des librairies, qui en appellent aux pouvoirs publics. En jeu : leur avenir et la diversité de la création littéraire.

  • cnovel@jlai.luOP
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    4 months ago

    Morceaux choisis :

    Des symptômes criants d’un mal profond qui étreint l’ensemble des librairies depuis trois ans et tient en partie à la rudesse de la conjoncture économique. Après un bond inespéré pendant le confinement (+ 17 %), leurs ventes baissent depuis 2024. En 2025, le recul atteint 1,5 %, a établi le cabinet Xerfi dans son étude présentée aux Rencontres nationales de la profession, qui se sont achevées ce lundi 8 juin à Rennes (Ille-et-Vilaine). L’année 2026 ne promet pas d’être meilleure. « C’est terrible, on ne voit personne en magasin », se désole Alexandra Charroin Spangenberg, présidente du Syndicat de la librairie française (SLF) et à la tête de la librairie de Paris, à Saint-Étienne (Loire).

    […]

    Avec des marges de manoeuvre limitées, les libraires en appellent à une augmentation des remises des éditeurs. En vertu de ce système, ces derniers appliquent en général une ristourne de 36 % sur les commandes des magasins - 39 % dans certains cas - tandis que les plateformes en ligne, elles, bénéficient d’un rabais plus conséquent - aux alentours de 40 %. « Je devrais avoir de meilleures remises qu’Amazon », s’indigne Maya Flandin. Réclamant de longue date un taux de remise plancher, les libraires plaident désormais pour une « taxe sur les revenus des grands opérateurs de l’édition et de la vente de livres », qui leur serait en partie reversée.

    Une manière, à leurs yeux, de rétribuer la qualité de leur service. « Les autres canaux de vente, comme Amazon, ne font pas ce travail d’aller chercher des auteurs méconnus et de les défendre, rappelle Alexandra Charroin Spangenberg, la présidente du SLF. Sans les libraires, Mon vrai nom est Élisabeth, d’Adèle Yon, n’aurait jamais rencontré le succès qu’il a connu. »

    […]

    Les effets du recul de la lecture 85 librairies ont été fermées et 83 ont ouvert en 2025, d’après le Centre national du livre (CNL). En 2024, 135 librairies avaient été créées.

    • Niquarl@lemmy.ml
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      4 months ago

      La partie sur la ristourne m’étonne. Je ne comprends pas je pensais que le prix était unique. Je suppose que c’est que pour le client?

      • cnovel@jlai.luOP
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        4 months ago

        C’est le prix que la librairie paie à l’éditeur, qui n’est pas fixé. Le prix du livre est unique, c’est une des raisons pour laquelle les éditeurs ne font pas toujours des retirages mais une nouvelle édition -> ça permet d’augmenter le prix.